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Un dieu à mon image Je suis toujours frappé par les personnes qui rejettent Dieu. Des personnes généreuses, intelligentes, ouvertes, qui ont reçu une éducation chrétienne, qui ont même milité dans des mouvements religieux, et qui éprouvent un beau jour le besoin de s’affranchir de Dieu. Conscientes de leur liberté et de son inviolabilité, elles ne peuvent plus accepter l’œil impitoyable qui les poursuit jusque dans la tombe. Elles ne cherchent pas à justifier une vie débridée, mais dans un sursaut de santé, elles congédient un intrus qui, de tout son poids, handicape leur désir de vivre... Billet spirituel de Pierre Emonet s.j., ...
Un temps de créativité Le Carême a commencé… Comme chaque année, les 40 jours qui précèdent Pâques sont un moment de pénitence qui prépare à cette fête. Et franchement, pendant des années, je me suis dit : « Quelle barbe ! Encore des semaines sans chocolat, avec moins de télévision, etc. » Dans ma famille, cela a été assez longtemps notre façon de marquer cette période. Une façon tout à fait sincère, mais qui me semblait un peu « négative ». Et puis, un jour,... Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j., ...
Désir du désir du désir... Temps du désir, temps de la prière, dit Denis Vasse. A défaut du désir, dois-je désirer le désir ? La formule se démultiplie à l’infini : si je n'ai pas le « désir du désir », puis-je au moins avoir le « désir du désir du désir » ? Mais de quel désir s’agit-il ? Les Latins parlaient de libido, et les anciens théologiens moralistes connaissaient trois libido.... Billet spirituel d'Etienne Perrot, s.j. ...
Laisser décanter « Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse », dit le proverbe. En effet, à s’exposer trop longtemps à une situation difficile, ambiguë, délicate, risquée, on finit par en subir les conséquences. Qui une fois ou l’autre n’a dû boire la coupe jusqu’à la lie et y laisser sa peau ? [...] Le vigneron le sait bien. Billet spirituel de Luc Ruedin s.j. ...
Noël, les boules ! Chaque année, c’est la même chose. Il me semble même que c’est à chaque fois un peu plus tôt… Dès la mi-octobre, on voit pointer les premiers sapins de Noël, les premières guirlandes, les premiers angelots. On n’aperçoit pas encore le Père Noël, mais on soupçonne qu’il n’est pas bien loin ! Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j. ...
Budget
Les économistes le disent : les dépenses des ménages européens sont plombées par la crise. La logique économique s’impose de plus en plus pour le plus grand nombre. Les départs en vacances furent moins nombreux, les distances plus petites, les consommations moins dispendieuses. Cependant, tout budget, même le plus étroit, nourrit la tentation de briser l’obligation pénible de calculer au plus juste. L’argent coule comme le sable sec entre les doigts. Chacun regarde par-dessus la haie pour découvrir, comme la chèvre de Monsieur Seguin, que l’herbe du voisin est plus verte, que les dépenses du collègue sont plus excitantes et font envie. Les « faux frais » font de vraies dépenses, qui se multiplient comme des cellules cancéreuses. C’est vite l’enfer. Billet spirituel d'Etienne Perrot s.j. ...
Vous avez dit conversion ?
A force d’user des mots dont le sens est obvie et semble évident, ils en deviennent opaques. Pour en rafraîchir la signification, je sors mon Petit Robert et découvre avec délectation leur polysémie. Je suis alors déplacé vers de nouveaux horizons. Ainsi du mot conversion... Billet spirituel de Luc Ruedin s.j. ...
Tout se transforme Chaque année c’est pareil, on part en vacances plein d’espoir et de joie, et après quelques semaines il faut rentrer. Le voyage du retour est toujours un peu particulier. On a à la fois la tête et les yeux pleins de souvenirs, et, au coin du cœur, une tristesse. Après avoir raconté nos aventures aux collègues de travail et aux amis, on retrouvera l’ordinaire. Que restera-t-il de ce temps privilégié des vacances ? Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j. ...
Vous avez dit conversion ? A force d’user des mots dont le sens est obvie et semble évident, ils en deviennent opaques. Pour en rafraîchir la signification, je sors mon Petit Robert et découvre avec délectation leur polysémie. Je suis alors déplacé vers de nouveaux horizons. Ainsi du mot conversion ... Billet spirituel de Luc Ruedin s.j. ...
Petit exercice de relecture Le Carême tout comme l’Avent sont des temps que j’aime beaucoup, pas seulement parce qu’ils préparent à deux grandes fêtes dans l’année liturgique, mais parce qu’ils sont des heures privilégiées de découverte de la Parole de Dieu, des moments liturgiques toujours très intenses. Mais cette année, le Carême m’a été particulièrement instructif. Et ceci de façon un peu inattendue. C’était il y a quelques semaines, une soirée entre amis. Apéro… on me propose un verre de blanc, j’accepte… et voilà que la personne suivante refuse en disant : « C’est le Carême. » Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j. ...
Son meilleur ami A l’issu d’une sympathique réunion de jeunes professionnels de la paroisse, un garçon d’une trentaine d’années me dit : « J’ai une opportunité de changer de job. C’est Orléans ou Perpignan ; mais je n’arrive pas à me décider : il y a du pour et du contre, et les deux s’équilibrent tellement que, tel l’âne de Buridan, j’hésite sans pouvoir trancher. » « Avez-vous testé la méthode des colonnes ? », lui dis-je. Billet spirituel d'Etienne Perrot s.j. ...
La procrastination sans prostration Pourquoi faire aujourd’hui ce que l’on pourrait aussi bien ne pas faire demain ? Pendant les fêtes, la télévision et les autres médias ont offert une rétrospective de l’année écoulée. Occasion pour moi de me souvenir que 2011 avait été celle de la forêt. Au cours d’une réunion avec des amis, nous dissertions de l’importance toute relative de ce genre d’événement : année mondiale, journée mondiale… Mais notre discussion a éveillé ma curiosité et j’ai consulté une liste de ces journées. Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j. ...
Des anti-héros heureux « T’es nul », m’avait asséné Arthur. Du haut de ses quatre ans, le bonhomme n’avait pas apprécié mon jeu de balle, à vrai dire assez pitoyable. Ma surprise n’était pas tellement d’être traité de cette manière par ce footballeur en culotte courte (cela fait plus de trente ans que je sais que je suis « un pied » au football !). L’étonnement provenait plutôt de la résonance en moi des mots de mon petit vis-à-vis : une demi-seconde de surprise passée et ce « t’es nul » prenait un goût de libération, une saveur de révélation... Billet spirituel d'Alain Decorzant s.j. ...
Les traits de la Parole Petit, j’étais fasciné. En voiture, j’observais attentivement les traits de sécurité indiquant le milieu de la route cantonale. Captant mon regard, ils défilaient. Longs et espacés puis courts et rapprochés, ils signalaient la fin de la possibilité de dépasser. Apparaissait alors la fameuse ligne blanche interdisant toute velléité au conducteur impatient. En train, je faisais une expérience similaire avec les haies de peupliers qui jalonnaient la voie ferrée. Tout d’abord plantés proches les uns des autres, ils s’espaçaient soudain jusqu’à ne plus laisser que l’horizon guider mon regard. Annonces, repères, balises, ces signes me donnaient l’impression de tracer un chemin que j’étais invité à suivre… Billet spirituel de Luc Ruedin s.j. ...
Se réjouir de ce qui est Tant de choses ne vont pas comme elles devraient. Dans nos vies, dans notre monde, tant de raisons de ne pas être satisfaits. Voilà quelque temps, j’ai reçu une retentissante leçon d’optimisme. Cette « rencontre » a changé certaines de mes certitudes, mais m’a aussi mis devant un abîme d’humilité... Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j. ...
Un autre regard A mon retour des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), mes amis genevois ne me parlaient que des manifestants et du pape. Or, pour ma part, pendant ces cinq jours dans la capitale espagnole, je n’ai pas aperçu les premiers ; quant à « l’homme en blanc », c’est uniquement sur des écrans géants que je l’ai vu. A Madrid, j’ai été témoin de scènes bien plus étonnantes… Billet spirituel d'Alain Decorzant s.j. ...
Il y a consolation et consolation Après un bon repas, une rencontre amicale ou une marche dans un superbe paysage, nous rentrons souvent comblés. Nous avons vécu un temps heureux et sommes rassasiés des biens de cette terre. Peut-être alors prenons-nous le temps de savourer pleinement cet heureux moment. Que demander de plus lorsque le corps et l’âme sont en fête ? Excédant notre attente, ce bonheur nous donne d’avoir le cœur rempli de gratitude. Nous sommes consolés. Mais est-ce une consolation spirituelle ?... Billet spirituel de Luc Ruedin s.j. ...
La juste mesure J’aurais bien aimé vous y voir… Cela m’a tellement surpris que je ne savais pas comment faire autrement : on est plus vite énervé que prévu. Bien sûr, dit comme ça, vous ne pouvez rien comprendre. Et bien, imaginez que vous roulez en voiture sur une route familière. A quelques deux cents mètres de votre destination, le chemin habituel est barré par un panneau de sens interdit. Vous y êtes passé quelques jours plus tôt, et rien de tout cela... Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j. ...
| Proche-Orient | 22 juin 2011 |
"Porteurs d'espérance" - Réflexions d'un Jésuite sur le “printemps arabe" Le Père Victor Assouad, Provincial du Proche-Orient, écrivait le 6 juin dernier : "Après la révolution égyptienne, voici maintenant la Syrie qui passe par la tourmente. En fait, c'est l'ensemble du monde arabe qui est secoué par une véritable onde de choc. Avec les jésuites de Syrie, nous avons ressenti la nécessité et l'urgence de nous retrouver ensemble pour méditer sur la situation du pays et les évènements qu'il traverse. [...] Pour moi, il me revient ces mots que nous avons ressentis très fort lors de notre discernement communautaire et que je souligne à nouveau : Les mutations à l'oeuvre dans le monde arabe, et les troubles actuels qui en ont résulté dans la société syrienne, sont porteurs d'une espérance nouvelle qu'il faut prendre en considération. Puissions-nous, au-delà de l'optimisme ou du pessimisme ressentis par chacun, être les indéfectibles porteurs de cette espérance". (Texte complet sur: www.sjweb.info
Fragments Encore vite faire quelque chose. Sauter d’un lieu ou d’une activité à l’autre, quand je ne suis pas en train de jongler avec plusieurs télécommandes… Nos journées sont souvent faites d’une succession d’événements, et je me retrouve parfois, à la nuit tombante, avec une vague impression de vide. Le multi-zapping diurne laisse derrière lui une espèce de puzzle éparpillé hors de sa boîte. Billet spirituel d'Alain Decorzant s.j. ...
La force de la fragilité Voilà quelques semaines que j’ai vu le film Même la pluie. Il raconte l’histoire d’une équipe de cinéma espagnole tournant un film sur Barhtolomée de Las Casas, en Bolivie. Au fil des rencontres avec les figurants, l’équipe s’aperçoit que les injustices dont avaient fait l’objet les communautés indigènes du temps de la Conquête se poursuivent aujourd’hui au sujet de l’accès à l’eau. La réalité rejoint la fiction. La façon dont les différents personnages vivent la situation présente m’habite depuis la projection du film. Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j. ...
| Côte d'Ivoire | 19 avril 2011 | Nouvelles du Théologat d'Abidjan Le soir du dimanche 17 avril, une vingtaine d'hommes armés apparemment venus du nord selon ce qu'ils ont dit eux-mêmes, ont pris d'assaut et envahi le théologat d'Abidjan. Ils ont menacé le recteur et l'ont enfermé dans une salle puis ils ont neutralisé les membres du Staff, les employés et les religieuses de deux différentes congrégations qui ont trouvé refuge dans notre théologat. Ensuite, ils ont demandé où était le coffre-fort et l'ont emporté avec les appareils TV, ordinateurs, etc. Pendant cette opération, ces hommes armés ont tiré 3 coups de feu: le premier dans la chambre du ministre qui a été complètement pillée, le second au balcon où ils avaient regroupé tout le monde et le troisième dans le bureau de l'économe. Ils avaient comme argument que l'Eglise cache des armes et aurait reçu l'argent de l'ancien président. A 2 km plus loin, ils ont fait la même chose chez les cappuccins. Vers le site des jésuites de la Province d'Afrique de l'Ouest...
Les deux infinis Deux nièces, Eulalie, 14 ans, qui n’a pas la langue dans sa poche, et Julia, de trois ans son aînée, m’ont pris à part, loin du brouhaha : « Tu vas nous départager ! » affirma Eulalie d’un ton péremptoire. « De quoi s’agit-il ? » demandai-je prudemment. « Julia prétend que la vie spirituelle se niche dans l’intime de la conscience, dans une sorte d’infiniment petit qui commande tout ; moi, je prétends que la vie spirituelle n’apparaît que dans l’infiniment grand... » Billet spirituel d'Etienne Perrot s.j. ...
Stop au Val-de-Grâce « Avec mille difficultés, je me rends à un musée en raison de multiples travaux encombrant la ville de Paris. Toutefois grâce à mon vélo, je me faufile à travers tunnels et sens interdits et j’arrive… au Val-de-Grâce où deux charmantes jeunes filles m’invitent à entrer. » C’était en décembre dernier, un rêve que je fis durant les Exercices spirituels de trente jours. Billet spirituel de Luc Ruedin s.j. ... Chants d’oiseaux et talons aiguilles Lorsque l’on visite une ville, un pays que l’on ne connaît pas, notre regard est attiré par de petits détails insignifiants. Chez soi aussi, il existe probablement des petites merveilles qui nous échappent car nous y sommes tellement habitués que nous n’y prêtons aucune attention. Ailleurs nos yeux sont plus ouverts… De passage dans le pays du cinéaste Almadovar, j’ai découvert deux détails qui me font sourire maintenant encore : les feux pour piétons dont les changements sont signalés par des chants d’oiseaux, et les souliers de montagne à talon aiguille (si, si, vous avez bien lu, et le lire ce n’est rien, il faut l’avoir vu pour le croire). Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j. ... Un an après le séisme en Haïti: cinq priorités pour les jésuites Une vingtaine de jésuites, en majorité haïtiens, vivent sur l'île et sont tous très engagés dans la reconstruction du pays. Au cours de l'an dernier, le défi principal a été de discerner les besoins les plus urgents et d’identifier, parmi eux, ceux sur lesquels intervenir en accord avec le charisme des jésuites. Ainsi, ont été déterminées cinq priorités: développer des écoles en collaboration avec le réseau « Fe y Alegría »; soutenir les réfugiés; solliciter la formation sociale pour la reconstruction du pays; proposer un accompagnement spirituel adapté aux circonstances; contribuer au renforcement des relations entre Haïti et la République Dominicaine. « Il est trop tôt pour évaluer les efforts faits au cours de ces douze mois. Beaucoup reste à faire et le chemin sera long. Toutefois, la force intérieure du peuple haïtien face à la situation qu’il vit en a touché beaucoup » souligne un jésuite. Dans l’ensemble, les maisons et les œuvres de la Compagnie de Jésus ont été touchées moins que d’autres par le séisme du 12 janvier 2010. Tous les jésuites qui se trouvaient à Haïti à ce moment ont survécu au séisme à l’exception d’un prêtre blessé par l’écroulement d’un édifice. Propos du Père Général L'entretien avec le Père Général sur l'Europe (cf. Bulletin du 20 octobre) a suscité beaucoup d'intérêt, à l'intérieur et à l'extérieur de la Compagnie, mais aussi quelque perplexité. Nous nous sommes donc adressés de nouveau au Père Nicolas, pour lui demander quelques précisions. Q. Vos commentaires sur l'Europe, après quelques visites aux jésuites de ce continent, ont suscité à la fois intérêt et surprise. Or, vous les avez faits à la suite de vos visites en Belgique et en Suisse. Etaient-ils le fruit de ces deux visites à des jésuites européens ? Toute l'interview ... Goûtez et voyez ! Certains mots sont comme des chewing-gums : à force de les entendre rabâchés, ils n’ont plus de saveur. C’est un peu ce qui m’arrive lorsque j’entends prononcer le mot Noël. Il ne se passe rien - ou si peu. Je suis comme immunisé. Dommage, car quand je me mets à réfléchir par-delà les clichés et les récupérations, la « rumination » du mot lui redonne du goût ; et celui de Noël est étrange. Il ne ressemble pas à ce que j’en vois et entend dire. L’impuissant, le dépendant, le criant est mis au centre : un petit bout d’humain qui par lui-même ne peut rien, ou si peu, concentre l’attention. Les parents entourent l’enfant impuissant ; sa radicale dépendance lui donne même son nom : le « nourrisson » crie à la relation. Billet spirituel d'Alain Decorzant s.j. ... La première sainte australienne et les jésuites Des milliers d'australiens sont venus à Rome le 17 octobre pour assister à la canonisation de Sœur Mary MacKillop, la première Sainte australienne. Vers 1860 Mary avait fondé avec le P. Julian Woods, une Congrégation religieuse qui s'occupait de créer des écoles catholiques dans les villes et villages les plus reculés d'Australie. Mais celle-ci fut incomprise par l'Eglise universelle qui prit position contre elle et, en 1871, l'excommunia. Elle n'avait alors que 29 ans. A cette époque la Congrégation comptait 160 religieuses dont la moyenne d'âge ne dépassait pas les 25 ans. Les jésuites de la Mission Austro-Hongroise du sud de l'Australie, jugeant son excommunication 'inadmissible', continuèrent à lui donner la communion et officièrent la cérémonie de réconciliation quand l'excommunication lui fut révoquée six mois plus tard. La Mission des Jésuites en Australie couvrait une vaste zone et ces derniers encourageaient les sœurs à fonder des écoles sur leur territoire. Ils étaient leurs conseillers spirituels et prêchaient à leurs retraites. Un des frères de Mary, Donald, se fit Jésuite et compléta ses études en Autriche. Aussitôt après son ordination, il fut envoyé parmi les aborigènes, au Nord de l'Australie, et devint le Supérieur de la nouvelle Mission fondée en 1882 par les jésuites. Cette communauté était peut-être bien, à cette époque, la seule communauté jésuite aussi éloignée dans le monde, et les pères et les frères furent les premiers hommes blancs à travailler parmi les aborigènes du fleuve Daly. Père Donald fut toujours très proche de sa sœur et, de l'Europe, il lui avait envoyé par courrier sa première bénédiction sacerdotale. Un film sur Luis Espinal SJ Dans le but de stimuler la réflexion sur l'héritage laissé par Luis Espina dans la pensée de la société bolivienne, on va diffuser au cours des prochains jours dans toute la Bolivie le film Lucho San Pueblo, dirigé par le Père Eduardo Pérez, S.J. Le film raconte l'histoire du martyr jésuite Luis Espinal, victime en 1980 de la dictature militaire bolivienne. Il présente les événements survenus dans la nuit où il fut séquestré et torturé, et est basé sur des documents et sources historiques, parmi lesquels l'enregistrement de sa voix quand, directeur d'une station de radio affiliée à Radio Fides, il transmit la nouvelle du coup d'état militaire du colonel Hugo Banzer Suarez. Espinal intervint pour la défense d'hommes politiques et de syndicalistes persécutés et emprisonnés pendant le coup militaire de 1971. En mars 1980, il fut enlevé, chargé sur une jeep et conduit dans un abattoir où il fut torturé pendant quatre heures et finalement assassiné de 14 coups de fusil, après qu'on lui ait découpé une croix sur la poitrine. Il y a quelques années, un jésuite suisse, le Père Christophe Albrecht, a consacré une courageuse thèse de doctorat en théologie au Père Luis Espinal : Christoph Albrecht, Den Unterdrückten eine Stimme geben. Das Lebenszeugnis von P. Luis Espinal SJ – Impulse für eine prophetische Kirche in einer ökonomisch globalisierten Apartheidgesellschaft. Theologie in Geschichte und Gesellschaft Bd. 10. Diss.theol., Edition Exodus, Luzern 2005, 478 Seiten. Une preuve d’amour « Etre présent, c’est la première preuve d’amour », racontait Anne, une jeune femme engagée auprès de Points-Cœur, une association qui envoie pour un ou deux ans des jeunes désirant vivre une expérience d’amitié avec les plus souffrants. Anne prenait alors part à une rencontre diocésaine, organisée ce printemps à Neuchâtel, sur le thème des nouvelles formes de fragilités sociales (endettement des jeunes, réinsertion après un séjour en prison, working poor, etc.). La jeune femme expliquait que son ambition et celle de ses amis n’était pas de soulager toute la souffrance humaine, mais plutôt de se faire proche de quelques personnes qui ont mal. Billett spirituel d'Alain Decorzant s.j. ... Interview de Père Général par Angela Ambrogetti pour radio Vatican «La liberté de conscience s'obtient à travers la recherche de vérité. Telle est la réflexion du Préposé Général des Jésuites, le père Adolfo Nicolás, aux participants à la Messe inaugurant ce matin l'université de l'Institut Newman. Pour la première fois, en 500 ans, une université catholique a été reconnue par l'Etat suédois. Les deux facultés principales sont des facultés de Philosophie et de théologie mais l'université propose aussi des études sur l'art et la culture scandinave et européenne. L'Institut Newman porte un regard très pointu sur la réalité de la société suédoise en particulier et, à Uppsala, alors que s'ouvre justement l'année académique, cette inauguration revêt, dans la société scandinave, une signification très profonde et importante. Le Préposé général en a parlé dans son homélie, évoquant tour à tour les difficultés que supposent cette recherche de vérité et le fait de suivre sa propre conscience pour répondre à l'amour de Dieu, citant le cas du cardinal Newman qui, le 18 septembre prochain, sera proclamé bienheureux par Benoît XVI». Angela Ambrogetti: La recherche de la vérité était donc le thème central de l'homélie... Adolfo Nicolás: Nous devons toujours rechercher la vérité c'est pourquoi nous devons aller contre les préjugés, contre tout ce que les gens ne mettent même pas en discussion, assumant comme principes d'un argument les assertions les plus faibles car celles-ci sont basées sur des opinions générales, sur une superficialité de jugements qui ne sont pas toujours exacts. Donc, la recherche de vérité aura toujours besoin de se confronter à ceux qui se confortent dans l'opinion commune. S'il n'y a pas de difficulté aujourd'hui - car nous voyons qu'il y a un grand appui de la part des autorités - les difficultés apparaitront quand nous nous confronterons à la vérité. Il en a toujours été ainsi : cela est arrivé à Jésus, à Saint Paul, et cela nous arrivera à nous aussi. Angela Ambrogetti: Après 500 ans, l'Eglise catholique a une université reconnue par l'Etat dans un pays protestant. Qu'est-ce que cela signifie? Adolfo Nicolás: Pour moi c'est un témoignage de plus que le pays est ouvert à la pluralité, que la pluralité n'est pas quelque chose que nous acceptons uniquement parce qu'il n'y a pas d'autre remède mais quelque chose que l'on accepte positivement comme une possibilité d'offrir sa propre contribution. La possibilité n'est pas seulement que des migrants viennent travailler mais qu'ils en viennent d'autres qui pensent de manière différente et qui ont une tradition différente. J'ai salué une femme pasteur de l'Eglise luthérienne et elle m'a dit qu'en Suède les groupes de spiritualité ignacienne poussaient comme des champignons. Et ceci est extrêmement moderne, c'est ce que les gens recherchent. Les trésors de l'Eglise sont parfois des trésors enfouis qui réapparaissent ensuite au grand jour, et je pense que saint Ignace a trouvé une tradition spirituelle très profonde qu'il a su élaborer dans un système et ce système, maintenant, on est en train de l'évaluer ici. Je pense que c'est un pas très important. Angela Ambrogetti: Donc, Newman et Ignace offrent ensemble un message fort... Adolfo Nicolás: Oui, Newman n'a pas eu peur de se confronter aux paradoxes et aux difficultés et il a découvert toute une ligne de développement du dogme et de la vérité qui a été un atout pour la théologie catholique, et saint Ignace a contribué, à travers un processus spirituel interne, à découvrir que le Règne de Dieu est toujours plus grand que nous. Ceci faisait déjà partie du patrimoine de l'Eglise catholique. Saint Augustine et les grands théologiens l'avaient déjà dit, mais le mystique a le talent d'en faire un chemin spirituel. C'est bien que l'on redécouvre dans l'histoire de l'Eglise ces trésors cachés qui réapparaissent au grand jour et je pense que la Suède est un bon moment pour accepter la pluralité des cultures et la pluralité de la collaboration, dans le domaine religieux aussi. Le temps de la Vacance Qui n’a pas la nostalgie des vacances de son enfance ? Alors que s’achevait le temps de l’année scolaire, s’avivait en moi la soif de l’inconnu, de l’aventure. Je me rappelle encore de l’affairement de Maman à préparer les bagages, des plans routiers de Papa, de la voiture en révision au garage, et surtout de mon impatience et trépignement d’enfant à la veille du grand départ. Les découvertes, les rencontres, les imprévus allaient dorénavant scander mon quotidien. Finie la monotonie d’un rythme trop codifié. Terminés les devoirs et les examens. A moi la grande liberté. Merci Papa, merci Maman pour ces vacances dont je ne devinais pas encore, dans ma naïveté enfantine, qu’elles allaient profondément me ressourcer. Billett spirituel de Luc Ruedin s.j. ... Menaces sur le caractère national La société de consommation et l'extrémisme religieux constituent une double menace pour le caractère national indonésien, a déclaré Franz Magnis-Suseno SJ de la Driyarkara School of Philosophy de Jakarta, s'adressant le 2 juin dernier aux quelque 80 participants du symposium organisé par Democratic National, une organisation qui se consacre à l'instauration d'une liberté intégrale en Indonésie. « Il se développe aujourd'hui un extrémisme religieux aux idées étroites. C'est une menace pour la société », a dit le Père Suseno, soulignant que le caractère national indonésien a besoin des valeurs fondamentales présentes dans le Pancasila (les cinq principes) et insérées dans la constitution de 1945, et qui appellent à la foi en un Dieu unique, à une humanité juste et civilisée, à l'unité nationale, à une démocratie basée sur la délibération et le consensus et à la justice pour tous. Le peuple indonésien a besoin d'ouverture et de tolérance, a poursuivi le Père Suseno : « Ces valeurs existent dans le pays mais sont menacées par le fanatisme et les exclusivismes religieux et ethniques. Nous devons soutenir nos valeurs fondamentales, car ce sont elles qui nous unissent ». Et il a exhorté les Indonésiens à résister aux menaces et à apprendre à accepter les différences ethniques et religieuses. Mon illumination du Cardoner Déçu de chez déçu. Vous ne vous rendez pas compte à quel point ! Et si je l’étais encore, je vous donnerais pour conseil de ne jamais aller dans un endroit dont on vous a beaucoup parlé, que vous vous êtes longuement imaginé. Vous risqueriez de faire la même expérience que moi. Billet spirituel de Bruno Fuglistaller s.j. ... Avancer à tâtons, mais avancer « On est drôlement mal équipé », me confiait dernièrement une femme travaillant dans le paramédical. Par « drôlement mal équipé », elle constatait combien nous sommes souvent désemparés devant les grands enjeux de l’existence, malgré tout ce qui peut être écrit sur la résilience. Comment rebondir après une séparation, une maladie ou un changement professionnel ? Comment orienter ses décisions ? En un mot, comment faire face à la vie ? Billet spirituel d' Alain Decorzant s.j. ... Les Missions jésuites de Chiquitos Après 300 ans les Missions jésuites de Chiquitos, en Bolivie, sont les seules missions encore intactes et ouvertes au culte en Amérique du Sud : des lieux de prières encore aujourd'hui essentiels pour la diffusion et la protection de la religion dans ce pays. La structure des missions est presque toujours la même : une grande place carrée avec une croix au centre, l'église et la maison des pères, le cimetière et les édifices publics d'un côté, magasins et habitations des indigènes sur les autres côtés. A l'origine, les Missions Chiquitos étaient la base principale des missionnaires de la Compagnie de Jésus dans le Nouveau Monde. Leur fonction première était de créer des lieux de regroupement pour les indiens convertis. En plus des rudiments de la foi catholique, ceux-ci y auraient appris les principes de la vie sociale et civile, la musique, l'art, la peinture, la gravure. Fondées entre 1691-1760, les Missions de Bolivie ont été déclarées « Patrimoine Culturel de l'Humanité » par l'UNESCO, en 1991. L'architecture des églises est baroque, intégrant des expressions de créativité indigène. On y trouve de jolies fresques, des sculptures en bois, de lourdes colonnes, de superbes peintures et des autels dorés. Plusieurs d’entre elles ont été construites par un jésuite suisse, originaire de Zoug, le Père Martin Schmid (1694-1772), architecte, compositeur et fabricant d’instruments de musiques. Grâce aux recherches de l’architecte zurichois Hans Roth et à l’aide de la Province de Suisse, ces églises ont été restaurées dans les années 60 et ont pu retrouver toute leur fraîcheur. Outre les bâtiments que l'on a pu restaurer, on a retrouvé plus de 5.000 pièces musicales de compositeurs comme Zipoli et Martin Schmid, qui constituent aujourd'hui, en Amérique du Sud, la plus grande collection de musique baroque. C'est d'ailleurs dans ces églises qu'a lieu le Festival de Musique Baroque de la renaissance en Amérique, considéré comme le plus important du continent. Martin Schmid s.j., Portrait d'un étonnant jésuite suisse par Pierre Emonet s.j. ... L’Oiseau consolateur Un beau matin d’avril, l’ami Antoine me déclara : « Les oiseaux chantent, la chaleur revient dans mes os fatigués, le printemps est là, c’est une résurrection ! » - « Tu te consoles bien facilement », lui répondis-je. - « Pas du tout, répliqua-t-il, je constate simplement que l’hiver est passé, la vie a triomphé. » - « Triomphé pour qui ? Pour toi qui es encore en bonne santé ou pour tous ceux qu’écrasent le malheur, les enfants disparus, la solitude ? Ne connais-tu pas la destinée de l’être humain ? Il naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre ! » Billet spirituel d' Etienne Perrot s.j. ... Matteo Ricci à l'UNESCO A l'occasion du quatrième centenaire de sa mort, L'UNESCO a rendu hommage au père Matteo Ricci avec l'organisation d'un symposium et l'ouverture d'une exposition. Le 16 février, plus de 700 personnes ont participé à la journée qui s'est tenue en son honneur au siège de l'Organisation des Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture, à Paris. La journée fut ouverte par le cardinal Stanislaw Rylko, président du Conseil Pontifical pour les Laïcs, qui parla sur : L'amitié, une méthode de rencontre. Réflexion sur l'expérience du père Matteo Ricci. Le cardinal a rappelé combien le père jésuite a suscité l'admiration en Chine comme en Europe, « pour avoir ouvert le chemin de la rencontre entre deux cultures, une réussite sans égale ». S'ensuivit la projection du film documentaire de Gjon Kolndrekaj, Matteo Ricci, un jésuite au royaume du dragon et l'inauguration de l'exposition Le père Matteo Ricci : au service du Seigneur du Ciel. L'exposition circulera : d'abord à Lisieux, où elle restera ouverte jusqu'en juin, et ensuite en Corée, en septembre, comme signe de la continuité du dialogue ouvert entre les peuples par Matteo Ricci. « Chercher et trouver Dieu… » A l’entrée de la ville, un panneau indique que la cité est jumelée avec une autre, des publicités nous invitent à regarder et à admirer des horizons nouveaux pour nos vacances… Il y a encore peu, toutes ces informations, ces slogans, ces images m’apparaissaient comme des pollutions du paysage. Mais j’ai découvert quelque chose en relisant un texte, le Mémorial du bienheureux Pierre Favre, un des premiers compagnons d’Ignace de Loyola, le fondateur des jésuites. Billet spirituel de Bruno Füglistaller s.j. paru dans la revue Choisir ...
| Port-au-Prince | 12 février 2010 | Informations de Kawas François sj sur le travail du comité d'urgence Je partage avec vous ces quelques informations que j'estime importantes pour suivre l'intervention d'urgence des jésuites sur le terrain en Haïti: La petite commission de 5 personnes chargées de faire une première rédaction de la proposition de projet de société s'est réunie lundi. Nous avançons dans la rédaction. Une autre rencontre est prévue aujourd'hui jeudi 11 février. Le texte sera proposé aux membres de la cellule de réflexion au cours de notre réunion hebdomadaire du dimanche. Il sera enrichi, envoyé aux décideurs et présenté aux médias. Rapport de Kawas François sj ...
| Port-au-Prince | 10 février 2010 | Le travail d'urgence continue Bonjour! Je vous communique, comme d'habitude, des informations sur l'évolution du travail d'urgence des jésuites sur le terrain en Haïti: 1. Nous continuons à être très présents sur le terrain tout en essayant d'adapter notre action à l'évolution de la réalité du terrain 2. Notre comité d'urgence s'est réunie vendredi dernier 5 février à 4h30 pm au noviciat jésuite de Tabarre pour évaluer notre action, voir comment est la situation sur le terrain et les nouvelles réponses à donner. Étaient présents, nos amis du SJRS-USA, Ken Gavin et Armando, Alfredo Infante directeur du SJRM-Amérique latine et Caraïbes, Ramon Almansa de Entre-Culturas, Espagne. Rapport de Kawas François sj ...
| Port-au-Prince | 9 février 2010 | Organisation du premier secours Nous tenons à vous communiquer les toutes dernières informations sur l'intervention d'urgence des jésuites et de nos partenaires sur le terrain en Haïti. Merci de votre solidarité fraternelle: La réunion du lundi de notre Comité d'urgence haïtiano-dominicaine portait essentiellement sur la nécessité d'adapter notre intervention à l'évolution de la réalité sur le terrain. Le Programme alimentaire Mondial (PAM) est l'agence des Nations-Unies chargée de la distribution de la nourriture et l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) de la question des camps. Quelques membres de notre comité se sont réuni avec le PAM pour voir comment coordonner notre action sur le terrain et faire bénéficier nos centres d'intervention de l'aide fournie par cet organisme. Si cette dernière est suffisante à Port-au-Prince, nous nous dirigerons vers d'autres endroits pauvres et abandonnés. Nous savons que à Petit-Goâve, Grand-Goâve etc, les agences sont vraiment absentes et les gens abandonnés à eux-mêmes. Rapport de Kawas François sj ... La critique, art de l’amitié L’autre jour, lors d’un repas avec des amis, mon hôte me demanda de goûter le vin, « une bonne bouteille » disait-il. Surprise : le liquide était madérisé. La seconde gorgée confirma la première impression : le vin avait commencé à tourner… « On peut le boire, mais personnellement je n’aurai pas tellement de plaisir », répondis-je. Un épisode anodin, me suis-je dis, mais les réactions étonnées de certains convives devant ma franchise m’ont fait réfléchir. Ne sommes-nous pas nombreux à avoir de la difficulté à dire nos pensées à nos semblables si celles-ci sont critiques ou déplaisantes à leur égard ? Evidemment, le bon sens nous rappelle que « toute vérité n’est pas bonne à dire », mais mes pensées sont-elles si menaçantes et mes contemporains tellement susceptibles pour ne pas oser dire ce qui m’habite ? Brandies à la manière d’un sabre, nos remarques peuvent cacher des jugements prétentieux (ah ! la paille dans l’œil du voisin…). D’autant que j’ai souvent l’impression que ceux qui distillent volontiers leurs soi-disant conseils sont souvent les premiers à s’offusquer d’observations à leur endroit. Et puis, je ne veux pas me fâcher avec le reste de la planète... Billet spirituel d' Alain Decorzant s.j. paru dans la revue Choisir ... ...
| Port-au-Prince | 29 janvier 2010 | L’action et la réflexion des jésuites Les Jésuites sont présents en Haïti depuis 1704 - à l’exception de plusieurs périodes d’expulsion - et ils connaissent très bien le territoire et la population. Cela a constitué un grand avantage lors de l’organisation de l’aide d’urgence après le séisme et aidera énormément pour la planification à long terme. Douze centres d’interventions ont été mis sur pied par les Jésuites à Port-au-Prince et à Léogâne ; chacun fournit une aide médicale et alimentaire (voir la carte ici : http://bit.ly/86cUp7). En tout et partout, ces centres prennent soin de plus de 15 000 personnes par jour. En ce moment, toute l’aide envoyée via le Service jésuite des réfugiés, les Provinces jésuites et autres organisations jésuites est expédiée directement à ces centres. Des équipes médicales sons arrivées des États-Unis (lire leur blogue : http://blog.teamrubiconhaiti.org/), de Puerto Rico et de la République dominicaine. Les médecins portoricains planifient de rester pour une période prolongée afin de continuer les soins une fois la gestion de crise passée. pour aller plus loin ...
| Port-au-Prince | 27 janvier 2010 | Réflexions des Jésuites d’Haïti sur la nouvelle situation Après le terrible cataclysme du 12 janvier 2010, les Jésuites d’Haïti collaborent avec leurs confrères jésuites et des acteurs de la société civile de la République Dominicaine pour venir en aide à la population haïtienne. Un comité d’urgence a été mis en place et un centre d’urgence a été créé, avec pour mission d’alimenter plus de 7 cellules de distribution d’aide alimentaire et de services de santé à la population dans différents quartiers de la capitale et à Léogâne. Le comité d’urgence se réunit chaque matin, animé par Kawas François sj. En marge de cette intervention, les jésuites ont décidé de créer une cellule d’action et de réflexion sur l’impact du cataclysme sur la société haïtienne, sur l’aide internationale publique et privée, la souveraineté nationale et sur la reconstruction du pays. La présence massive des militaires étrangers notamment ceux des États-Unis sur le sol national laisse perplexe les Haïtiens. pour aller plus loin ... Premières impressions des communautés des jésuites Nous publions ci-dessous une lettre du 13 janvier, envoyée le lendemain du tremblement de terre, par le père François Kawas sj, délégué du père provincial de la Province du Canada français à laquelle appartient Haïti. Il décrit la situation de chacune des résidences des jésuites. Evidemment la situation est provisoire. Aidez aux victimes du tremplement de terre en Haiti! » formulaire de donation pour aller plus loin ... Un couteau aiguisé Un couteau aiguisé ne permet pas de couper l’ombre. Relatant les péripéties de ma mission pour le JRS (Service jésuite des réfugiés) en Centrafrique, je souligne souvent que les blessures issues du conflit qui ensanglante encore la région centrale de l’Afrique (Soudan, Tchad, Centrafrique) n’ont pas miraculeusement disparu par la présence sur le terrain d’ONG comme le JRS. L’ombre toujours demeure. Cependant, avoir un couteau aiguisé - moyens logistiques, humains, etc. - pour atteindre le bout du monde et aider réfugiés et meurtris de la guerre, permet de redonner espérance. Billet spirituel de Luc Ruedin s.j. paru dans la revue Choisir ... |
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